Covid-19, Journal d’un confiné

Mars 2050.

Mon journal commence aujourd’hui, le 10 mars 2050

Les ventes par correspondance ont explosé ces derniers jours. Encore une fois les métiers en première ligne sont les moins bien payés livreurs ou magasiniers de multinationales. En soi on peut comprendre que les personnes fragiles se fassent livrer la nourriture, qu’on continue à faire vivre le commerce local, que l’on ait besoin de quelque chose d’indispensable en urgence, de matériel de travail ou scolaire pour les enfants ou qu’on veuille préparer son potager pour la résilience alimentaire comme pour notre jardin communautaire. Mais malheureusement ce ne sont pas ces commerces là les plus sollicités. Les multinationales se frottent les mains même s’ils ont fini par arrêter la vente de denrées non indispensables. J’espère que ma petite librairie préférée aura survécu a tout cela. J’adore taper un brin de causette avec le libraire,

Journal d’un confiné – Jour 19

C’est ce qui a causé tellement de dégâts. La surconsommation, les gens avaient été éduqués par la télévision, par les publicités à surconsommer depuis leur plus tendre enfance. Durant la crise les États on fait installer la 5g, après cela ça a été l’ère des objets connectés un vrai boom, les gens s’étaient sentis frustrés durant le confinement, ils voulaient compenser cette frustration. Une vraie catastrophe environnementale tous ces objets qui demandaient des ressources précieuses, une énergie folle à fabriqué que ce soit les objets ou les antennes elles-mêmes. Tout cela pour être surveillés en permanence chez soi, au travail, dans les rues.  Jusqu’à ce que les catastrophes commencent, là ils ont compris qu’il fallait ralentir, retrouver l’air pur, le calme. Les gens se sont souvenu que la biodiversité avait bien profité durant le confinement et beaucoup souffert après. Ils se sont souvenus de ce qui leur avait semblé indispensable durant le confinement, les valeurs retrouvées durant la crise, les enfants et adolescents surtout, c’est eux qui ont fait bouger les lignes, qui se sont révoltés. On les avait privés de liberté durant le confinement pour les plonger au final dans un monde moins libre qu’avant. Une sorte de confinement étendu. Ils ne voulaient plus cela. Ils ne voulaient plus non plus que leur vie, leur santé et leur liberté dépende du PIB et des multinationales