Covid-19, Journal d’un confiné

Mars 2050.

Mon journal commence aujourd’hui, le 10 mars 2050

Aux infos j’ai entendu que le virus a pu muter et évoluer à cause de la destruction des écosystèmes. Des animaux se sont retrouvé en contact avec d’autres espèces qu’ils n’avaient pas l’habitude de côtoyer et la maladie a pu circuler. On ajoute à cela le braconnage et voilà. Les gens se moquent qu’on puisse manger du pangolin, je me demande de plus en plus pourquoi un mouton, une vache seraient-elles plus destinées à être mangées qu’un pangolin? De toute façon j’évite d’acheter de la viande en ce moment, ça ne se garde pas et je n’ai qu’un mini compartiment surgélateur dans mon frigo. J’apprends à cuisiner des légumes, aujourd’hui, je me suis fait une lasagne végétarienne, je me régale, ça me plaît. 

Journal d’un confiné – Jour 3

Avec le réchauffement climatique les eaux sont montées, les gens ont dut se réfugier à l’intérieur des terres, il a fallu les loger, c’était une vraie gageure de loger tout ce monde sans perdre encore plus de terre tout en assurant un petit terrain à chaque logement pour la résilience alimentaire. Il était évidemment impossible que chacun ait sa maison. Plus de terre inondée voulait également dire moins de terre cultivée. Et comme on s’est rendu compte qu’il fallait restaurer une grosse partie des écosystèmes pour empêcher plus de catastrophes on ne pouvait pas non plus cultiver partout. La meilleure solution était d’augmenter le maraîchage en diminuant l’élevage trop gros consommateur d’espace pour nourrir les bêtes. Nous mangeons énormément moins de viande qu’à l’époque mais bon, il faut dire qu’ils exagéraient bien aussi. Les paysages sont modifiés comme notre culture, suivant l’évolution de notre civilisation.