vendredi 30 novembre 2018

Marche pour le climat - samedi 8 décembre à 14h00

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Évènement Facebook:
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VERSION FRANCOPHONE
 


Le 9 septembre 2018, le secrétaire général de l’ONU a enclenché un compte à rebours
nous avons jusqu’en 2020 pour garder le réchauffement climatique en dessous de 1,5°C. 
Passé cette date, si aucune mesure forte n’est prise pour changer la trajectoire de nos émissions 
de gaz à effet de serre, le changement climatique sera devenu incontrôlable.
Un mois plus tard le nouveau rapport du GIEC renchérissait en dévoilant que les 1,5°C seraient atteints 
dès 2030 si nous suivons la trajectoire actuelle.
Et depuis? Rien.

Quelques publications et commentaires affectés des médias et des gouvernements, 
quelques décisions à la marge comme l’interdiction du plastique, ou pire quelques révélations 
stupéfiantes comme la duplicité du syndicat patronal européen « Business Europe », 
dont fait partie la « FEDIL » le syndicat patronal luxembourgeois, qui soutient les accords de Paris 
en façade pour mieux les torpiller en coulisses.
Mais bien au-delà des lobbies patronaux, c’est le monde de la finance qui pèse de tout son poids 
sur le climat. De grandes banques par l’initiative Fossilbanks ou le premier fonds d’investissement 
mondial Blackrock investissent encore et toujours massivement dans les énergies fossiles y compris 
dans les plus controversées comme l’exploitation des sables bitumineux ou les forages dans l’Arctique. 
Entre 2015 et 2017, 36 banques du secteur privé mondial ont elle seules investit  
345 milliards de dollars US dans des projets et des entreprises de combustibles fossiles extrêmes.
De nombreux acteurs de cette finance noire sont présents dans la place financière 
et doivent rendre compte de leur responsabilité, responsabilité largement masquée 
sous une communication visant à « verdir » la réalité, voire via la propagation 
d’un discours schizophrène de ces mêmes acteurs en matière de durabilité.

Le déni climatique règne toujours en maître.
Pourtant, les experts ont listé les mesures à prendre, celles-ci ont été classées et chiffrées.
Les analyses financières rapportent un retour sur investissement positif pour l’ensemble de nos sociétés. 
Que l’on parle du GIEC, du Pacte Finance Climat ou du SHIFT Project, les solutions abondent 
pour avancer vers la justice climatique et sociale, mais elles se heurtent toutes au même mur : 
les traités européens actuels imposent de considérer les investissements pour le climat 
comme du déficit public alors qu’il s’agit de notre avenir commun.
Devant le silence climatique, les citoyen.ne.s sont la seule source d’espoir.

Cette conscience de l’urgence déjà présente chez les communautés indigènes, le monde paysan 
et les activistes des pays du Sud commence enfin à soulever les masses dans l’hémisphère Nord. 
Depuis le mois de septembre 2018, les initiatives se multiplient. 
Les marches pour le climat vont réunir 120 villes dans plus d’une dizaine de pays 
le 8 décembre prochain. Le mouvement insurrectionnel “Extinction Rebellion” prend 
de l’ampleur au niveau mondial, tout comme les grèves pour le climat de la lycéenne 
Greta Thunberg qui depuis la rentrée refuse d’apprendre pour son futur tant qu’il ne sera pas certain 
qu’elle en ait un.
Voilà pourquoi le collectif “Rise for Climate” et les ONG Frères Des Hommes (FDH), CELL, Etika, Attac 
et Eurosolar vous donnent rendez-vous le 8 décembre 2018 à 14h, place du Glacis à Luxembourg, 
pour sonner l’état d’urgence climatique et mettre la pression sur nos gouvernements qui négocieront 
pendant la COP24 en Pologne
La marche se terminera devant la chambre des députés par une agora citoyenne.

En cette journée de mobilisation, les transports publics de 2de classe seront gratuits au 
Grand Duché du Luxembourg, les bus Regiozone restant payants. 
Comme il s’agit d’une initiative citoyenne en partenariat avec des ONGs, les partis politiques 
sont les bienvenus mais doivent rester à l’arrière du cortège.
Puisque les pouvoirs politique et économique refusent de s’engager pleinement dans la guerre 
contre le changement climatique, les citoyen.ne.s les mettront systématiquement face à 
leurs responsabilités. 

Le silence climatique n’a que trop duré, citoyen.ne.s tirons le signal d’alarme !
VERSION ANGLOPHONE 

On September 9, 2018, the UN Secretary General set a countdown: we have until 2020 to keep 
global warming below 1.5°C. If no strong decision are taken before that date to limit greenhouse 
gas emissions, climate change will become uncontrollable.

A month later the latest IPCC report went on to reveal that the 1.5 °C would be reached by 2030 
if we follow the current trajectory.
Nothing significant has been done since then.
A few concerned press releases and comments by media and governments, a few efforts 
such as european plastic ban as well as some astonishing revelations such as the duplicity of 
"Business Europe", the European Business Federation, of which the Luxembourgish Business 
Federation “FEDIL” is part, publicly supporting the Paris agreement 
but fighting against it behind the scenes.
But far beyond the business lobbies, the financial world has a significant climate impact. 
Major banks through the Fossilbanks initiative or the world's first Blackrock investment fund are 
still investing massively in fossil fuels, including the most controversial ones such 
as oil sands development or drilling in the Arctic. 
Between 2015 and 2017, 36 global private sector banks alone invested US$345 billion 
in extreme fossil fuel projects and companies, and many of the players in this black finance sector 
are present in the financial centre and must account for their responsibility. 
A responsibility that is largely hidden in a communication aimed at "greening" reality, 
or even through the spread of a schizophrenic discourse by these same players in terms of sustainability.
Climate denial is still widespread.
Nevertheless, experts have listed and quantified measures to be taken for which financial analysis 
report positive return on investment for our countries. 
Whether we talk about the IPCC, the Climate Finance Pact or the SHIFT Project, solutions abound 
to move towards climate and social justice, but they all face the same limit: the current European 
treaties require to consider climate investments as public deficit although they concern our common future.
In the face of climate silence, citizens are the only source of hope.
This sense of urgency already present in the Southern Hemisphere among indigenous communities, 
farmers and activists is finally beginning to lift populations from the Northern Hemisphere. 
Since September 2018 initiatives have multiplied. The climate marches will bring together 120 cities 
in more than a dozen countries on December 8th. 
The insurrectional movement "Extinction Rebellion" is globally gaining momentum, as have the climate 
strikes of Greta Thunberg, a high school student who, since the start of the academic year, 
refuses to learn for her future until she is certain she will have one.
That's why the collective "Rise for Climate", the FDH Luxembourg, CELL, Etika, Attac and Eurosolar NGOs 
meet you on December 8th, 2018 at 2pm, place du Glacis in Luxembourg, to sound the climatic 
emergency and put pressure on our governments to negotiate during COP24 in Poland.
The march will end in front of the Chamber of Deputies by a citizen agora.
On this day of mobilization, public transport will be free in the Grand Duchy of Luxembourg, 
first class cars in trains and Regiozone buses remaining paid. 
As this is a citizens' initiative in partnership with NGOs, political parties are welcome 
but must remain behind the procession.
Since political, economic and media powers refuse to hammer that we lose the war 
on climate change, citizens will do it.

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